d’abord ils croient en des religions
et sous le mystère des nombres
défrichent des messages divins

puis devant l’absolu du silence
se tournent vers l’architecture
l’art la musique et la poésie

mesurent comptent rythment leurs mots
sans aucune lassitude la
vanité de leurs écoles seule

les pousse vers la science alors
le besoin de savoir les taraude
ils mesurent les astres calculent

le nombre le poids de leurs métaux
s’épuisent en d’infinies recherches
et oublient les urgences du monde

viennent alors à l’économie
spéculent comptent estiment chaque
arbre à sa valeur chaque caillou

son prix chaque être a ses échéances
et quand meurt en eux cette dernière
croyance que les nombres leur semblent

vains désœuvrés désespérés ils
abandonnent l’univers guettant
la venue d’un messie improbable