la nuit des visions charnelles les tenaillent
des femmes de toutes tailles couleurs les
entourent tous les âges elles s’installent
devant eux rigides comme tuyaux d’orgues
se tendent renversées lubriques telles
des cordes d’instruments ils les maîtrisent
toutes les attisent du regard des gestes
ils battent la mesure à leurs débauches les
arrêtent brusquement puis recommencent
mille fois ils répètent travaillent leurs
gestes poses ébats les précipitent dans
de vertigineux délires de lourds cernes
creusent leurs joues leur visage est rayé comme
une page de musique par les traces
de leurs insomnies ils ne veulent plus voir
personne les jours leur sont souffrance ils aiment