leur apparence est incertaine mobile
essaims de moucherons vols de poussière
zébrure dans l’air odeur d’un pied de menthe
leur corps si simple qu’il ne peut être dit
c’est à ses traces seuls qu’on le rencontre

ils ne sont pas enviés pour leur beauté
ni arrogants dans leur démarche leurs mœurs
ne sont pas scandaleuses ni scrupuleuse
leur morale leurs yeux ouverts sont effrayés
la peau de leurs paupières pâle est fragile

dans le silence leur nom s’avance sur des
pattes de mouches ils s’agitent et tournoient
pas plus guidés dans leurs trajectoires qu’un
vol de passereaux pourtant ce monde n’a
d’autre raison d’être que leur seule présence