ils ne peuvent rester tranquilles
rentrer à l’heure comme nous
il leur faut partir s’isoler
il faut qu’ils se fatiguent arrivent
à gravir sans arrêt deux trois

cent marches d’escalier il faut
qu’ils montent sans s’essouffler là
haut c’est un lieu désert ils voient
noircir la mer sous le vent ils
veulent inventer la volonté

il le faut ils voient que le ciel
s’engloutit dans la nuit ils doivent
prendre de graves décisions
résistent au vent trempent leur corps
leur vie n’est pas finie encore