à Claudette

personne ne les suit
personne ne leur parle
personne et pourtant
ils savent qu’elle sont
appendues à leurs bras

que la rue soit déserte
les réverbères posent
leurs interrogations
ils savent qu’elles sont
proches les accompagnent

qu’il n’y ait plus personne
ni devant ni derrière
leur importe peu
ils savent qu’elles sont
là amoureuses et douces