quand l’ombre bleue des nuages file au loin
la tête perdue de soleil ils sont là
immobiles muets regards disparus
leurs lèvres ne frémit pas aux coulis d’air

autour d’eux fourmis frelons guêpes abeilles
n’éveillent pas le moindre signe de vie
leur peau est une écorce rigide et dure
leurs jambes sont fichées au gras de la terre

pourtant que d’un ongle léger imprudent
ou joueur un enfant parcoure d’un rien
leur peau ils produisent pour toujours d’horribles
plaies que tentent infiniment à recouvrir

en vain d’énormes boursouflures purulentes