ils s’entourent de monceaux de livres
étudient mais n’écrivent pas une
ligne ils lisent toutes leurs journées

installés au-dessus de nos rues
les cloches de nos églises comptent
leurs heures la tête lasse ils lisent

il fait beau leur attention est sur
les livres l’univers entier grouille
dans leurs cervelles les heures sonnent

des ombres lentes promènent sur
leurs pages même en été jamais
ils ne relèvent leurs regards lourds