ils auraient voulu ouvrir toutes les cages
libérer les grands fauves voir observer
la vie inattendue laisser venir toutes
brutalités toutes rages individus
superbes ils auraient voulu lâcher la vi
olence entendre dans les rues tous nos cris
d’effroi l’horreur du  changement entendre et
attendre impatients blêmes les pleurs les
vieilles peurs crevant nos visages l’horreur
flots boueux brassant nos molles habitudes
ils auraient tant voulu tout mettre en balance