quand au fond des combes rocheuses où s’entête la neige
l’acier vertical d’un ciel trop bleu s’affûte au fil des
montagnes que le seul zézaiement obstiné des mouches
délimite l’espace que la chaleur exalte la
pureté lumineuse de l’air alors seulement
alors cènes par les chardons vivants de sauterelles
sur un carré d’herbes rases au cœur des perrières sèches
oublieux des voix de la peur s’accouplent au silence