quand on leur rend visite le dimanche ils nous
regardent longuement dans les yeux se cramponnent
à nos bras comme à des branches vives réclament
le sol à grands cris cherchent les arbres la terre
imitent nos animaux domestiques leurs
bouches ouvertes sont avides de grand air mais
ils ne parlent jamais de leurs semblables et leur
visage ne dit pas s’ils nous ont reconnus