11 novembre 2013

s'ils peuvent

  s’ils peuvent compter les feuilles des arbres ou savoir le nombre des grains de sable de la mer ils ne peuvent dénombrer   leurs maîtresses pourquoi en sommes-nous surpris perpétuellement l’amour niche en leur cœur et toujours s’y engrosse   que pouvons-nous faire ne méprisons pas leurs passions ils savent les règles et que la mort seule ignore le désir  
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24 octobre 2013

Quand l'étale

  quand l’étale d’un ciel absolu broie la terreque la surface de l’eau grise est ballotéede rides lumminescentes que haut et basse confondant dénoncent toutes perspectivesils sortent de chez eux s’installent au bord des maresredoutent l’agitation brusque de la pluieimmobiles s’assoient silencieux demeurentregards noyés d’un vide infini s’épuisentà suivre la trace de leurs regards sur l’eau    
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19 octobre 2013

ce monde

  ce monde leur est peuplé d’objets incolores d’images apatrides qui se dérobent de zones fugitives d’ombres de débris de sons inconsistants et de couleurs fuyantes d’attentes indéfinies qu’ils chassent pourtant vers un espace gris d’absences intermittentes vides où le moindre distance est irréductible au vieillissement lent de leurs gestes ils y vivent dans la dépossession entière de leur corps    
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10 octobre 2013

c'est la nuit

  c’est la nuit un grand bruit de train bourdonne sous leur front ils ferment les yeux fatigués éblouis et c’est la nuit des gares défilent des lunes passent des plaines et des forêts tourbillonnent follement bruits de ferraille tout tourne en un vertige épouvanté et c’est la tout est dispersé le vent se désole emporté et s’agrippe dans les arbres chocs et rebondissements dans leurs têtes des portières claquent le train s’arrête et c’est la nuit où dans de longs friselis de robes passent leurs femmes    
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30 septembre 2013

quand au fond

  quand au fond des combes rocheuses où s’entête la neige l’acier vertical d’un ciel trop bleu s’affûte au fil des montagnes que le seul zézaiement obstiné des mouches délimite l’espace que la chaleur exalte la pureté lumineuse de l’air alors seulement alors cènes par les chardons vivants de sauterelles sur un carré d’herbes rases au cœur des perrières sèches oublieux des voix de la peur s’accouplent au silence  
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31 août 2013

leur corps

  leurs corps immobile est paisible leur visage tranquille et doux régulier leur souffle est heureux leurs traits sereins sont reposés ils sont blottis dans le sommeil pourtant méfiez-vous de leur repos c’est là que leur âme est meurtrie disloquée d’effroyables convulsions fracassée de râles qu’ils vivent les pires souffrances    
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20 août 2013

blancs vallonnements

  blancs vallonnements de bosquets mousseux rivières très paisibles enluminures si violemment dorées des bords de mer lieux de repos c’est au fond de leurs yeux que sont leurs paysages les plus doux parfois ils s’y attardent longuement dans de lentes et lentes contemplations réciproques d’où cependant ils s’arrachent sans un regret quand on l’exige et sans que leur regard sur notre monde change    
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09 août 2013

frissonnants

  frissonnants à l’orée des nuits ils vivent leur vie comme un rêve incertain et sombre d’où perplexes immobiles ils regardent ils guettent sous l’immuable les possibles interrogent que peut-il arriver pourtant sous la fixité lente des étoiles ils attendent ne font rien savent inquiets que ce n’est qu’un répit du temps et si dans le fond de leurs yeux brûle une flamme la nuit est froide qui les garde    
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05 août 2013

ils sont venus

  ils sont venus sans attendre quiconque sont venus sont l’attente de tous se sont créés échos murailles se sont multipliés enrichis de leurs actes se sont tant extériorisés qu’à l’intérieur d’eux-mêmes ils ne sont plus qu’extérieur hurlant au long de nos rues l’ébranlement si douloureux de leurs questionnements se sont détruits sont devenus cette scène publique où tout autre acteur veut mesurer sa pièce    
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28 juin 2013

des siècles durant

  des siècles durant bravant les plus grands dangers au cœur des villes les plus noires ils s’installent à l’affût pareils aux pierres du sol ils attendent guettent portés par leur besoin d’une capture aveugles et sourds la proie seule bat en leurs cœurs qu’elle vienne que dans une parfaite maîtrise des sens ils parviennent à la fasciner qu’ils réussissent et dans une dernière orgie d’implosion douloureuse ils découvrent soudain que vers une autre proie s’est tendu leur désir    
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