14 mars 2014

leur pays

leur pays est planté de cuisses nerveuses d’arbres charnels où les feuilles sont comme des mains dures mais habiles aux caresses   pourtant insensibles ils passent au travers muets aveugles à son étrangeté suivant sans fin leur pauvre piste intérieure          
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20 novembre 2013

ils restent pafois

  ils restent parfois rêveurs leurs yeux se cernent d’absences pris comme dans une bulle d’eau leur regard vacille   nous les frôlons les touchons leur prodiguons des caresses ils s’immergent en leur corps   rien n’y fait le vide est leur nature ils se gardent en lui          
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19 octobre 2013

ce monde

  ce monde leur est peuplé d’objets incolores d’images apatrides qui se dérobent de zones fugitives d’ombres de débris de sons inconsistants et de couleurs fuyantes d’attentes indéfinies qu’ils chassent pourtant vers un espace gris d’absences intermittentes vides où le moindre distance est irréductible au vieillissement lent de leurs gestes ils y vivent dans la dépossession entière de leur corps    
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27 mai 2013

les nouvelles

  les nouvelles de notre monde les mènent au-delà de l’absurde et rien de nos odeurs multiples qui les cernent ne les rassure leurs lèvres bougent sans paroles leurs genoux tremblent sans plier leurs mains se cherchent sans se joindre leurs yeux s’élevant ne voient rien mais ils gardent cette fierté verticale qui les protège de toutes nos démonstrations    
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23 mars 2013

quand l’ombre bleue des nuages

  quand l’ombre bleue des nuages file au loin la tête perdue de soleil ils sont là immobiles muets regards disparus leurs lèvres ne frémit pas aux coulis d’air autour d’eux fourmis frelons guêpes abeilles n’éveillent pas le moindre signe de vie leur peau est une écorce rigide et dure leurs jambes sont fichées au gras de la terre pourtant que d’un ongle léger imprudent ou joueur un enfant parcoure d’un rien leur peau ils produisent pour toujours d’horribles plaies que tentent infiniment à recouvrir en vain d’énormes... [Lire la suite]
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