30 septembre 2013

quand au fond

  quand au fond des combes rocheuses où s’entête la neige l’acier vertical d’un ciel trop bleu s’affûte au fil des montagnes que le seul zézaiement obstiné des mouches délimite l’espace que la chaleur exalte la pureté lumineuse de l’air alors seulement alors cènes par les chardons vivants de sauterelles sur un carré d’herbes rases au cœur des perrières sèches oublieux des voix de la peur s’accouplent au silence  
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15 avril 2013

tout bouge

  tout bouge vit s’agite tout se rejoint tout est noué tout les abstractions mêmes sont moites échevelées comme en chaleur tout leur est forme activité danse ils ne savent pas s’isoler    
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12 avril 2013

ils se regardent

  ils se regardent ne se voient pas se parlent mais ne s’entendent pas se touchent mais ne se sentent pas sont transparents les uns aux autres leurs cris muets hurlent les jours obscurs leurs routes ne se croisent jamais la parabole de leurs gestes ne trouve dans l’air nul support la fumée bleue de leurs cigarettes ne parvient pas à les atteindre pourtant ils souffrent cruellement de toute la présence des autres    
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27 février 2013

personne

  à Claudette personne ne les suit personne ne leur parle personne et pourtant ils savent qu’elle sont appendues à leurs bras que la rue soit déserte les réverbères posent leurs interrogations ils savent qu’elles sont proches les accompagnent qu’il n’y ait plus personne ni devant ni derrière leur importe peu ils savent qu’elles sont là amoureuses et douces    
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28 janvier 2013

tant de mains

tant de mains de gens tant de jamais de visage humain courbé tendrement sur eux jouer dans les coins sombres ils sont toujours seuls seuls ils veulent rester seuls dans leurs coins sous le lit sous le lit dans les odeurs proches sous la table les armoires pleines obscures voluptueux ils dévorent des citrons verts ils les sucent puis enflamment les tapis souvent malades connaissent ce goût fade lait à fleur d’oranger trop parfumé que donne la solitude saveur atroce que leur amour pour le seul silence
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