frissonnants à l’orée des nuits ils vivent
leur vie comme un rêve incertain et sombre
d’où perplexes immobiles ils regardent ils
guettent sous l’immuable les possibles
interrogent que peut-il arriver

pourtant sous la fixité lente des
étoiles ils attendent ne font rien savent
inquiets que ce n’est qu’un répit du temps
et si dans le fond de leurs yeux brûle une
flamme la nuit est froide qui les garde